Votre enfant fait la fine bouche?

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Il faut parfois faire preuve d’imagination pour qu’un enfant accepte de manger. Par exemple, créez des personnages amusants de Disney avec des fleurons de brocoli et des bâtonnets de carotte. Cela dit, si votre enfant n’a pas faim ou n’aime pas un aliment en particulier, vous ne pouvez – ni ne devez – l’obliger à le manger. Les conseils qui suivent peuvent vous aider.

Un enfant difficile à l’égard de la nourriture peut mener une bataille sans merci qui peut s’avérer pénible pour le parent le plus patient et le plus compréhensif qui soit. Heureusement, on peut amener un enfant à manger des aliments sains et nutritifs sans que cela soit une source de conflits perpétuelle. Voici ce que vous devez savoir sur votre petit capricieux et sur la façon de l’inciter à manger davantage qu’une ou deux bouchées par repas.

Mon enfant est-il normal ou capricieux?

Que cela nous plaise ou non, la plupart des tout-petits préfèrent un morceau de gâteau à une tranche de tofu. Les enfants d’âge préscolaire sont de petits êtres remplis d’habitudes et n’acceptent généralement de manger que certains aliments. Des indices peuvent montrer si le comportement de votre enfant est normal ou s’il a un appétit capricieux. En général, un enfant difficile :

  • proteste lorsqu’on lui sert certains aliments comme de la viande ou des légumes ou refuse d’en manger;
  • joue avec sa nourriture plutôt que de la manger;
  • est réticent à faire l’essai de nouveaux aliments;
  • cache certains aliments qu’il ne veut pas manger ou les refile à l’animal de compagnie ou bien à un frère ou à une sœur.

Bien que votre enfant puisse absorber suffisamment de calories pour grandir et avoir suffisamment d’énergie, son alimentation n’est peut-être pas assez variée. Il y a moyen de remédier à cela.

À faire

  • Montrez-vous rusé. Intégrez des fruits et des légumes chaque fois que vous le pouvez. Par exemple, rajoutez de la courgette ou des carottes râpées à une casserole ou une poignée de petits fruits, de muesli et de fruits séchés à des céréales enrichies de fer.
  • Faites trempette. Une vinaigrette faible en calories peut servir de trempette savoureuse et colorée pour accompagner des légumes crus comme du brocoli, du poivron rouge, des carottes et des choux-fleurs. Si votre petit capricieux trouve que les légumes crus sont difficiles à mastiquer, faites-les cuire à la vapeur quelques minutes pour les ramollir.
  • Espacez les collations santé. Évitez de servir des collations une heure ou deux avant le repas. Si votre enfant a réellement faim, donnez-lui du raisin coupé ou des tranches de pommes plutôt que des croustilles et des biscuits.
  • Faites des repas un moment agréable en famille. Les repas doivent être une occasion de s’amuser. Amenez votre enfant à l’épicerie avec vous et faites-le participer à la préparation du repas. Les enfants peuvent avoir leurs propres cuillères et bols à mélanger. On peut leur faire faire des tâches simples et sans danger comme mesurer le lait ou brasser les ingrédients. Les enfants sont plus enclins à goûter les plats lorsqu’ils mettent la main à la pâte.
  • Pensez « fruits ». Si votre enfant refuse obstinément de manger des légumes, les fruits sont une excellente solution de remplacement. En effet, les fruits et les légumes appartiennent au même groupe alimentaire.

À ne pas faire

  • Ne le forcez pas à manger. Les enfants ont tendance à manger au moment où ils en ont besoin — il est important de respecter leur appétit. Si votre enfant grandit normalement et qu’il a de l’énergie, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
  • Ne l’obligez pas à rester assis. Forcer un enfant difficile à rester à table une fois que toute la famille s’est levée n’est pas une bonne façon de lui inculquer de saines habitudes alimentaires. L’enfant qu’on punit parce qu’il ne finit pas son assiette risque d’associer l’heure du repas à un moment négatif.
  • Le dessert n’est pas une récompense. De nombreux parents font miroiter, à tort, le dessert comme une récompense afin d’inciter l’enfant à finir son assiette; cela ne peut que rendre le dessert encore plus intéressant aux yeux de l’enfant qui risque d’être davantage attiré par ce mets. Il est préférable de lui offrir un dessert même s’il ne vide pas son assiette. Et rappelez-vous qu’une pomme juteuse ou un yogourt frais peut être un bon goûter sucré en soirée.
  • Un repas sans combat. Les repas doivent demeurer un moment agréable. Tenez des conversations plaisantes et racontez des histoires amusantes sans faire de commentaires sur ce que l’enfant n’aime ou n’aime pas manger ni faire de critiques sur ses caprices alimentaires.

Si votre enfant perd du poids, est amorphe ou encore vomit ou a des haut-le-cœur lorsqu’il mange certains aliments, il est recommandé de consulter un médecin.


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